Informations sur la structure CENTRE SOCIAL D' ILLZACH "Le Fil d'Ariane"


Fiche identité
Adresse
CENTRE SOCIAL D' ILLZACH "Le Fil d'Ariane"
19, rue Victor Hugo
68110 Illzach
Téléphone
0389668585
Email
secretariat@cscillzach.fr
Site internet
cscillzach.fr
Code APE
9499Z
Siret
43187720800022
Président
Paul Winnlen
Directeur
Frédérique Caillaut
Historique
LE POIDS DES ANS Le centre social d’Illzach a déjà une longue histoire qui présente, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’institution, un caractère cyclique. Entre les usagers et les animateurs, alternent des périodes d’état de grâce et de crises parfois violentes. Les animateurs sont perçus par le public comme exerçant une tâche d’État : les dégradations commises par les jeunes sont une réaction devant ce qu’ils perçoivent comme un abandon de la collectivité. Les animateurs étant leurs seuls interlocuteurs, les locaux du centre sont des cibles presque naturelles. Des événements pénibles rythment la chronique de l’institution, à intervalles d’environ six ans, dont à chaque fois les professionnels finissent par tirer les leçons pour rebondir, après un temps de découragement, puis une reprise du dialogue et une remise en question de leur action. Grâce à la confiance jamais démentie de ses partenaires, et notamment de la commune, chaque crise à Illzach a été suivie d’un à deux ans de réflexion, durant lesquels les professionnels, en analysant leur pratique, en rétablissant le dialogue avec les usagers, réussirent à élaborer, puis à mettre en œuvre des réponses innovantes aux attentes et aux besoins émergeant de cette séquence de récrimination, révolte, puis discussion et réflexion. Du point de vue des professionnels, une partie importante de la vie du centre est caractérisée par cette recherche constante de l’innovation et l’adaptation à des situations de crise souvent difficiles. Le point de vue des usagers, principalement des enfants, des jeunes gens et leurs mamans, est différent. Chaque innovation a rencontré, souvent par son succès même, des résistances dues à la nature de l’action entreprise. Chaque action cible une fraction du public, et en délaisse une autre, dont l’amertume sera d’autant plus grande que dans le passé elle fut la cible d’une action mémorable, aujourd’hui abandonnée. Cette amertume naît d’un malentendu fondamental, qui à chaque action d’un centre social reste comme un chewing-gum sous une semelle en été. Ce malentendu est résumé par cette courte phrase prononcée en 2002 par un jeune Mulhousien : « on a droit à des animateurs ». Un centre socioculturel est un service public ressortant de l’action sociale. Beaucoup d’usagers confondent l’action sociale facultative, dictée par l’urgence et répartie suivant des priorités sans cesse redéfinies par les financeurs et les professionnels, pour « coller » à l’urgence immédiate, et les services obligatoires que toute commune doit à ses habitants. Dans l’histoire du centre, chaque action (par exemple l’aide aux devoirs) fait suite à une demande qui sera satisfaite parce qu’elle correspond à la fois aux objectifs du centre et aux critères d’un dispositif ou aux priorités d’un financeur. Aucune action n’est pérenne. Les bénéficiaire d’un temps font les déçus de l’époque suivante, et ces déçus ont la mémoire longue. Du point de vue des usagers déçus, dont le nombre ne peut que croître, plus le temps passe et plus avance l’idée que le centre offre ses services à certains et non à d’autres, au mépris du principe d’égalité, puis abandonne ceux qui comptaient sur lui pour se tourner vers d’autres, qui deviennent à leur tour privilégiés. Pour améliorer l’intercompréhension avec les usagers, le centre a durant les dernières années privilégié la communication et le dialogue avec les associations d’habitants, et l’élaboration d’actions souvent initiées ou proposées par celles-ci. Des projets à caractère culturel et festif et à vocation intergénérationnelle sont de plus en plus conçus, élaborés et mis en œuvre par les usagers eux-mêmes, avec l’aide à la conception, le soutien logistique et financier du centre et la participation des animateurs. Chronique 1991 Le centre social en tant qu’institution est né en 1991 au quartier du Chêne Hêtre, à l’occasion de l’inscription du quartier en DSQ l’année précédente. Le local ARCHI, concédé par le bailleur, accueillait déjà adultes et anciens, et même les adolescents. L’association de gestion « Mieux vivre au Chêne Hêtre » est publiée le 12 septembre 1990. Une formation à la vie associative est proposée aux bénévoles du quartier. Le centre est créé en février 1991. La directrice, Mme Strzoda, se voit confier la mission d’obtenir l’agrément centre social, obtenu en 1992. Elle travaille en collaboration avec le chef de projet de ce dispositif, la régie immobilière, la régie de quartier (Réagir), les bénévoles de l’association et les AS du secteur : une forte présence dans un quartier peu étendu. Le projet, qui sera dans ses grandes lignes réalisé, se propose de mettre en place, et crée, ce qui constitue encore l’ossature de l’activité du centre social d’Illzach : - une formation à la vie associative pour les habitants bénévoles - un CLSH - des actions de soutien scolaire - des actions à caractère culturel, et notamment des formations artistiques et musicales - un club de prévention - des actions d’aide à la recherche de formations et d’emploi pour les jeunes adultes Depuis 1991 existe aussi à Modenheim un autre centre, créé par le bailleur HLM, également agréé et cofinancé par la commune : la maison verte. Pendant cinq ans ces deux centres travaillent sans concertation : l’association gestionnaire de la maison bleue, « Animation et culture » ne participent pas aux réflexions et expériences impulsées par le DSQ. Peut-être n’y sont-ils pas invités avec une grande insistance. L’association locale, « Animation et culture » fait d’autre part moins confiance aux professionnels. Bénéficiant de moins de soutien que ses partenaires, ce centre isolé périclite. Les problèmes tus prennent des proportions incontrôlables, les locaux de plus en plus souvent dégradés lassent la patience du bailleur et de la ville. 1997 A la fin de l’opération DSQ, en 1997, le centre social a démontré sa nécessité, et la ville souhaite en faire profiter d’autres quartiers, en les inscrivant dans un dispositif central. Une restructuration est décidée. Jusqu’en 2000, l’association « Mieux vivre au chêne hêtre » est seule bénéficiaire des subventions avec redéploiement des actions sur les deux quartiers. Avec la fin du DSQ, l’augmentation des subventions se traduit au Chêne hêtre par une baisse de l’activité, qui est mal vécue. L’association de gestion du centre social est créée, les deux associations historiques entrent au CA en parité. De nouveaux partenariats ont été mis en place avec la CAF, le FAS, le Conseil Général. Le début de cette période est agité. Le chef de projet est parti en 1997, à la fin du DSQ. La régie de quartier, Réagir, s’installe dans de nouveaux locaux, la MJC qui était à côté du centre devient une grosse structure et s’installe elle aussi dans des murs neufs ; son public devient élitiste. Les habitants des deux quartiers historiques expriment un sentiment d’humiliation. Ils ne vont pas à la MJC. Réagir ne leur est plus réservé, certains habitants se plaignent que « la mairie offre des emplois et des services à des étrangers » le centre n’est plus leur outil. Le centre est de plus en plus isolé sur le terrain : les autres intervenants, éducateurs, assistantes sociales, gendarmes, n’y entrent plus guère. Les animateurs sont de plus en plus fréquemment insultés, ils refusent d’aller travailler. Les locaux sont tagués. Entretemps, un nouveau quartier, la Doller, est inscrit au dispositif contrat de ville. Le centre se redéploie sur ce nouveau quartier sans nouveau personnel, sauf l’animateur travaillant aux Jonquilles. Ce manque de moyens humains se traduit par un sentiment général de frustration dans les deux quartiers. Les deux associations participent de cette frustration. Animateurs et cadres sont en butte aux menaces. La SOMCO fait alors raser la maison verte. Un cocktail Molotov est lancé le 31 décembre 1999 dans le bureau de la directrice aux Merisiers (Chêne hêtre), provoquant la fermeture de l’équipement. Les pompiers sont caillassés, les parents n’interviennent pas. Elle souhaite partir, mais la ville lui confie une nouvelle mission : l’Espace famille, une nouvelle structure pour fédérer l’accompagnement, l’accueil et l’information des familles. Un réseau d’acteurs de terrain comprenant, outre le centre, des représentants de la gendarmerie, du CCAS, des collèges, des assistantes sociales, de la mission locale, se réunit une fois par mois pour élaborer des actions en faveur des familles dans la perspective d’ouvrir un nouveau Centre Social. Le comité de pilotage rédige un projet Social qui est déposé en 2000 auprès des instances de la CAF, il est agréé pour 4 ans (2000/ 2004) Il est géré pendant 2 années par la Fédérations des Centres Sociaux du Haut-Rhin. 2002 Un nouveau directeur, est nommé au centre social en 2002. L’Union des Centres sociaux, se crée en 2002 suite à la liquidation judiciaire de la fédération des centres sociaux du Haut Rhin. Le bilan 2004 mentionne une « quasi inexistence de la vie associative ; une tendance au repli communautaire ; une montée importante de la toxicomanie et de la délinquance chez les jeunes de 16 à 25 ans ». Lors de son arrivée le 1er février 2002, le Directeur constate d’emblée les difficultés auxquelles sont confrontés les personnels du Centre. Le Centre du Merisier au Chêne-Hêtre (Quartier inscrit en Contrat de Ville) est fermé par suite de dégradations. Un travail est mené avec l’Association REV (réorienter l’énergie de la violence) avec l’ensemble des professionnels, des bénévoles, et des élus. Plusieurs rencontres avec les Associations du Quartier du Chêne-Etre son menées, avec les adultes, puis avec les jeunes. Ces réunions sont tendues les griefs portent sur la fermeture du Centre, mais également sur des fantasmes concernant l’utilisation des subventions qui « seraient utilisées pour des actions ne concernant pas le quartier » les ressentiments sont importants et sont étroitement liés à la frustration engendrée par la nouvelle compétence territoriale du Centre Social. Les discussions et concertations pour une réouverture de ce lieu d’accueil vont durer plus d’une année. En ce qui concerne les autres sites concernés par l’action prioritaire du Centre Social, (Quartier du Doller et Tulipes Dahlias) ils sont également inscrits dans le dispositif (Contrat de Ville) de l’agglomération Mulhousienne. Ces quartiers sont donc également des zones prioritaires pour l’action du Centre avec une problématique particulière pour chacun, mais nécessitant aussi un fort investissement de l’équipe du Centre Social. Le Centre Social ne dispose en 2002 que de deux animateurs permanents à temps plein. Le Centre Social avec la fermeture du merisier ne dispose que d’un appartement de 80 m² et du local du siège social rue Pierre Curie. Le constat est alors évident, comment faire tourner un Centre Social sur un territoire aussi étendu que la ville d’Illzach avec seulement deux permanents (animateurs) à disposition et quelques vacataires ? Il apparaît donc clairement au directeur la nécessité d’une augmentation des moyens humains. La tâche prioritaire pour le Directeur va consister à contacter les différents partenaires afin de les mobiliser et de tenter d’obtenir des subventions supplémentaires. Un entretien est accordé au responsable du centre par le directeur adjoint de la CAF 68 afin d’examiner les possibilités de développement et proposer une entrée de la commune d’Illzach dans le dispositif Contrat Temps Libre. Ce dispositif permettrait au Centre Social de se développer dans le cadre d’un schéma de développement sur trois ans renouvelables, et d’augmenter le nombre d’intervenants permanents et vacataires. Au mois de septembre 2002 les partenaires se réunissent au Centre Social en présence du Maire d’Illzach qui se montre particulièrement attentif à la proposition de la Caisse d’Allocations Familiales (la ville est déjà engagée dans le dispositif Contrat Enfance). A l’issu de la réunion le Maire décide de s’engager à proposer à son Conseil Municipal l’entrée dans le dispositif Contrat Temps Libre qui prévoit une participation de la CAF à hauteur de 58 % des dépenses nettes communales constatées au titre des actions en faveur des temps libre des enfants de 6 à 18 ans au 31 décembre 2002. Fin 2002 la ville décide donc de s’engager dans le dispositif Contrat Temps Libre. L’année 2003 sera consacrée à la mise en place de ce nouveau dispositif qui associe les financeurs (CAF et MAIRIE) et l’opérateur (le Centre Social), cela nécessitera un important travail de partenariat entre les Financeurs et l’Opérateur. 2003 En 2003 le Directeur dépose une demande d’agrément de poste Fonjep auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports, parallèlement à cette demande il fait une demande auprès de ce même ministère pour que l’Association du Centre Social d’Illzach soit agréée Association d’Education Populaire. Cette année 2003 marque un tournant dans la vie du Centre Social en termes de développement. En effet en septembre 2003 le Contrat Temps Libre est mis en place il donne les moyens de valoriser d’une manière significative les actions et permet surtout de développer de nouvelles actions en direction des enfants et des jeunes. Deux emplois de permanents à temps plein sont créés : Un poste de coordinateur du service jeunesse chargé de coordonner l’équipe de permanents et vacataires et de dynamiser les actions d’animation et de prévention en direction des publics 12/18 ans et notamment les animations nouvelles. Une animatrice enfants est recrutée, elle vient renforcer l’équipe actuelle, elle est chargée de dynamiser le secteur de Modenheim. Par ailleurs des animateurs vacataires supplémentaires sont embauchés afin d’optimiser les actions existantes ou nouvellement créées et pour venir en appui aux animateurs permanent. Par suite de la suppression par l’état du financement des emplois jeunes, la ville d’Illzach propose de redéployer l’un de ses médiateurs sur le Centre jusqu’à la fin de son contrat emplois jeunes. Le médiateur rejoint l’équipe de permanent du centre, il est affecté au secteur jeunes 12/18 ans. Un second chantier est ouvert concernant la mise en place de la nouvelle grille de classification de la convention collective SNAECSO. Elle permet de revaloriser les emplois en tenant compte de la formation ou des diplômes de chacun. Cette nouvelle classification nécessite la mise en place d’un dispositif important qui demande un travail d’analyse poste par poste. Le directeur, la comptable et certains membres du Conseil d’Administration bénéficient d’une formation ad hoc organisée par l’Union Départementale des Centres Sociaux, pour leur permettre d’appréhender les mécanismes de passage et s’approprier la nouvelle grille de classification. Un troisième chantier concerne la rénovation de l’appartement mis à disposition du Centre Social par la commune sur quartier de la Doller. Un travail de réflexion sur l’utilisation de ce local et le suivi des travaux est mis en place avec l’Association de Quartier « Alliance Doller ». Une bibliothèque de quartier est ouverte à l’usage des enfants de 4 à 12 ans avec un service de prêt de livre et une animation sur place chaque mercredi. Une sensibilisation à la lecture de contes, à l’usage des parents est mise en place par l’Espace Famille avec l’animatrice de la bibliothèque. De nombreuses autres activités à l’attention des mamans, des enfants, et des jeunes avec des permanences se déroulent dans cet appartement. Le travail avec l’Association de quartier (particulièrement active) Alliance Doller et sa Présidente se poursuit. L’Association organise plusieurs fêtes de quartier en partenariat avec le Centre. (Fête du Quartier, Fête de la Musique, Fête du 15 Août etc.) La rénovation de l’appartement de la Doller se fait en même temps que la réhabilitation du quartier et l’amélioration du cadre de vie, initiée dans le cadre du Contrat de Ville de l’agglomération Mulhousienne). Le développement des Actions : L’arrivée du coordinateur a et le renfort de l’animateur médiateur permet le développement des axes de travail prévus en début d’année à l’intention des différents quartiers et notamment le quartier du Chêne Hêtre réinvesti par l’équipe d’animateur dés septembre 2003. Le local du Merisier peut à nouveau ouvrir ses portes avec une équipe renforcée et mieux à même d’accomplir sa mission d’animation socio éducative. Cette réouverture est une mission prioritaire confiée au Coordinateur, il s’agit de repenser la prise en charge globale des jeunes dans ce quartier. Il convient alors de permettre à chacun enfants, jeunes, adultes et notamment les mères du quartier de trouver sa juste place. Cette réouverture s’accompagne d’une réflexion menée avec la Mairie, les habitants du quartier et les Associations de quartier. Il est décidé d’ouvrir un espace spécifique d’accueil dans le quartier mais hors les murs du Merisier, pour les jeunes de 18 à 25 ans avec des horaires mieux adaptés à leurs souhaits. Cette ouverture va permettre d’éviter que les plus âgés ne s’approprient ce lieu en exclusivité. L’activité ESF notamment la couture peut reprendre sur ce site ainsi que d’autres activités adultes, notamment les repas des mamans. Cette même année afin de mieux répondre aux exigences éducatives des Centres de Loisirs les modalités de prise en charge des enfants sur les périodes de vacances scolaires un nouveau projet éducatif voit le jour. Les enfants jusqu’alors étaient exclusivement accueillis à la journée et demie journée. Les familles inscrivaient les enfants davantage pour l’activité proposée, ou simplement pour une garde ponctuelle. L’accueil se fait dorénavant sur la journée sans pause méridienne (les enfants repartent déjeuners chez eux) avec une inscription à la semaine. Le suivi pédagogique peut davantage se construire et les animateurs peuvent vraiment engager une démarche de qualité. Un Centre de Loisirs dans le cadre d’un Centre Social ne peut se réduire à un simple lieu de garde, il doit assurer une continuité éducative et privilégier l’éveil et la socialisation. 2004 Le développement du Centre Social se poursuit sur cette année avec un fort accroissement de participation dans les différentes actions. Le travail du coordinateur et des animateurs repositionnés sur le quartier Chêne-Hêtre et le local du Merisier porte ses fruits le quartier semble apaisé, les jeunes sont participatifs une dynamique de projet se met en place. (Plusieurs séjours sont construits avec les jeunes.) Les jeunes sont plus ouverts à la discussion, et nettement plus accueillant la réouverture du merisier et les permanences sur le local Archi contribue à améliorer un climat dégradé depuis quelques années. Les différents publics sont accueillis sur le site du Merisier, les mamans reprennent leurs activités, les cours d’alphabétisation se font sur place ainsi que la couture et les ateliers de cuisine. (Repas des mamans) Les Centre de loisirs du mercredi pour les petits peuvent se dérouler intra- muros. Les différentes permanences des animateurs se tiennent dans une ambiance apaisée. Des ateliers visant à favoriser l’accès vers l’emploi des jeunes, sont mis en place avec la présence de la PAIO, d’Employeurs, de la Brigade de Prévention de la Gendarmerie, de L’Armée, etc.…) Une fête de quartier à l’initiative du Centre Social en partenariat avec les Association de quartier, se déroule dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Sur les autres sites : Sur le quartier des Fleurs (dahlias Tulipes) les animateurs sont contraints faute de local de rencontrer les jeunes dans la rue. La Mairie entame une démarche auprès du bailleur, la SOMCO visant la mise à disposition d’un appartement sur le site des Dahlias. L’appartement est finalement disponible en été 2004, des travaux sont alors entrepris et confiés à l’entreprise d’insertion REAGIR. Ainsi, plusieurs années après la destruction de la maison verte le Centre Social peut disposer d’un lieu d’accueil dans le quartier des Fleurs. A la rentrée scolaire 2004/2005 les animateurs du service Jeunes et Espace Famille peuvent s’installer sur ce site est mettre en place les permanences et les différents accueils. Un travail de concertation est mené avec l’Association de Quartier Animation et Culture, avec qui il a fallu renouer des liens, qui s’étaient distendus après les différentes péripéties de la Maison Verte. Après plusieurs réunions une ébauche de partenariat se met en place, mais il va falloir laisser du temps au temps pour lever des réserves et une certaine méfiance résiduelle. Comme pour le Chêne-Hêtre la création d’un unique Centre Social pour l’ensemble de la commune est encore mal vécue par les habitants qui s’estiment dépossédés. L’année 2004 est consacrée aux travaux de réalisation du projet social 2005/2007 et mobilise l’ensemble des personnels. Le projet est agréé en fin d’année par la Caisse d’Allocations Familiales pour 3 années avec effet au 1er janvier 2005. 2005 Certains animateurs se repositionnent sur le quartier des fleurs à Illzach Modenheim avec pour objectif de dynamiser les actions du quartier. L’appartement est un élément facilitateur pour rencontrer les familles et les jeunes. Les différentes permanences d’accueil peuvent maintenant se réaliser sur place Le travail avec l’Association de quartier « Animation et Culture » est une priorité. En effet si nous voulons réaliser un travail réellement efficient sur ce quartier, il nous faut l’aval de cette Association et notamment de son Président. L’association toujours très amère depuis la « chute de la maison verte » revendique toute sa place dans l’utilisation du local mis à disposition. Les négociations portant sur l’utilisation de l’appartement vont finalement aboutir à un planning faisant consensus. Cependant l’accompagnement de l’Association ainsi que les différentes péripéties et atermoiements de son président, vivant continuellement dans le passé vont se révéler particulièrement chronophage pour les acteurs du Centre Social. Néanmoins Le travail de proximité avec les usagers peut s’installer et fonctionne correctement. Le RAM : A la demande de la ville un Relais d’Assistantes Maternelles est confié en gestion au Centre Social. Il est placé sous l’autorité de la responsable de l’Espace Familles, des locaux spécifiques lui sont attribués et une Animatrice du Relais est recrutée. La demande du directeur concernant l’agrément du Centre Social comme Association de Jeunesse et d’Education Populaire est acceptée par la DDJS sous réserve de quelques modifications statutaires, notamment la possibilité de voter et de se présenter aux élections statutaires dès l’âge de 16 ans. Une Assemblée générale Extraordinaire se tiendra donc avant l’Assemblée Générale ordinaire et les statuts seront toilettés. L’année se déroule avec un accroissement d’activités et des actions nouvelles réalisées avec et en direction des usagers du CSC. Cependant en fin d’année 2005 les évènements graves se déroulant dans les cités sur l’ensemble du territoire national, n’épargnent pas les quartiers d’Illzach et particulièrement le quartier Chêne-Hêtre ou les animateurs et le directeur sont violemment pris à partie. La soudaineté des événements sur Illzach ainsi que les différentes violences connexes exercées à l’encontre du Centre Social et de ses intervenants sur les quartiers, génèrent un puissant sentiment de mal être, d’échec et de culpabilité chez les animateurs et les cadres. Cette incompréhension devant la soudaineté des événements, que rien en apparence ne laisse présager, et le malaise ressenti par l’ensemble de l’équipe socio-éducative entraîne une démobilisation au sein de l’équipe. En effet le fait de n’avoir pas anticipé une crise qui couve probablement depuis quelques temps remet fortement en question les travailleurs sociaux ; même si les origines de cette crise sont exogènes aux attributions et à l’action du Centre Social. Aussi pour empêcher que la démobilisation constatée perdure, il devient pour le directeur et le coordinateur urgent, inévitable, et indispensable d’apporter aux différents membres de l’équipe une réponse adaptée à leurs interrogations. Il convient donc, de les doter des outils nécessaires à une analyse pertinente et professionnelle de la situation pour un repositionnement efficient sur leur territoire d’intervention. Pour aider le Centre Social dans cette démarche de réflexion, de recherche et de formation il est décidé de s’adresser à un scientifique qui connait les publics et les différentes problématiques de l’action sociale. Il est fait appel à Monsieur Patrick Tenoudji Anthropologue Social, Professeur d’Université pour mener à bien cette recherche action. Par ailleurs Monsieur Ténoudji a déjà une grande expérience de travail de recherche avec les Centres Sociaux de l’agglomération mulhousienne. Cet Ethnologue intervient donc entre le 26 janvier 2006 et le 2 juin 2006. Tout au long de son action de formation il va par une cohérence entre action de recherche et de formation, s’attaché à apporter aux animateurs un regard extérieur sur leur situation ; afin d’améliorer les rapports entre eux et leur public et de les aider à s’approprier les outils anthropologiques permettant d’analyser ces rapports et ces situations. A partir d’une analyse systémique, il a tenté de replacer chaque donnée relationnelle par rapport aux positions des animateurs dans le système construit. Son action a donc consisté à entendre les points de vue des acteurs, à écouter les professionnels, notre public et nos partenaires évoquer les problèmes que rencontre le Centre Social et à inventer des moyens d’y faire face. Le travail de Mr Tenoudji après un temps d’écoute et de réflexion, a consisté à nous (professionnels du Centre Social) restituer notre paroles et à analyser avec nous les contraintes dont nous faisons l’objet de façon à nous aider à évaluer, et à traiter les difficultés rencontrées. A l’issue de sa mission il a formulé des propositions pour un véritable repositionnement sur la méthodologie d’approches de nos publics et particulièrement de notre public jeune. Tout au long de la présence de P Ténoudji et en fonction de ses remarques, et de ses hypothèses les acteurs du CSC ont modifié leur approche des publics sur le terrain. Son intervention et la pertinence de ses remarques furent quelquefois douloureuses, tant elles impliquaient une véritable remise en cause des habitudes professionnelles. Son action a largement contribué au changement des pratiques. Le positionnement actuel du Centre Social qui semble faire consensus auprès de l’ensemble des acteurs concernés par cette formation doit permettre d’assurer un fonctionnement pérenne du Centre Social d’Illzach. Le travail réalisé par Mr Tenoudji avec les professionnels du Centre Social doit largement contribuer à la réflexion et à la mise en place de notre prochain projet social 2008/2011. L’année 2006 outre la mission générale est largement consacrée au travail avec l’Ethnologue. 2007 Un rapprochement auprès de nos publics est entrepris, avec des actions partenariales, ainsi au chêne-Hêtre des actions communes sont mises en places avec l’Association Mieux Vivre qui vient de changer de Président et de bureau de nombreuses rencontres sont programmées. Des permanences sont réalisées par les femmes du Chêne Hêtre sur le quartier dans le local du Merisier. Le dialogue commence à se renouer avec les adultes du quartier et les différentes Association de Quartier. Il subsiste néanmoins de grosses difficultés au niveau des jeunes 18/25 ans et les activités peuvent difficilement se réaliser sur sites parce que trop souvent perturbées. La crise de la jeunesse dans ce quartier est étroitement lié aux difficultés d’emploi rencontré par ceux-ci, le désœuvrement est important, il favorise le développement de l’économie parallèle et génère des situations de tension. Lorsque tout fonctionne correctement dans le quartier Le Centre Social est vécu comme un partenaire. Mais lorsqu’une crise survient les jeunes identifient le Centre Social comme une « administration » ordinaire avec tout l’aspect péjoratif de leur représentation vis-à-vis de l’administration et de ses fonctionnaires. Ici le Centre Social se voit reprocher de ne pas agir suffisamment pour aider les jeunes à trouver un emploi (bien que ce ne soit pas sa vocation première) Néanmoins les travailleurs sociaux du Centre Social se rendent compte que les structures d’insertion (emploi-formation) gèrent difficilement les attitudes souvent déroutantes des jeunes. (Absence aux rendez-vous, déplacement en groupe, comportement frisant l’incivilité etc.) En effet la culture, les attentes de jeunes et celles des professionnels de l’insertion sont très éloignées les unes des autres, et il convient de créer un espace intermédiaire occupé par un travailleur social connaissant la problématique du public, qui favoriserait le rapprochement entre les jeunes, les conseillers pour l’emploi, et les entreprises. Le Centre Social dépose en ce sens un projet auprès du FSE (Fond Social Européen) et crée un poste de Coach chargé de travailler avec les jeunes. L’objectif est de potentialiser leur chance d’accéder à une insertion professionnelle. Le fond Social Européen reçoit positivement la demande de subvention et donne son accord. Un poste de Coach est alors créé pour une durée déterminée. Ce professionnel interviendra sur l’ensemble des sites géographiques d’intervention du Centre Social. Sur cette année 2007 l’ensemble des actions sont menées à bien sur les différents quartiers d’Illzach avec un apaisement général constaté par l’ensemble des acteurs intervenants sur le territoire communal. 2008 La ville décide d’acheter plusieurs bâtiments mis en vente par las sœurs de la congrégation du Bon Pasteur après différente tractation entre la ville et l’administrateur du bien la vente est finalement conclue. La ville veut réhabiliter ce patrimoine pour y construire un pôle social qui comprendra les services du Conseil Général, (PMI, AS de secteur, Pôle gérontologique) la Mission Locale Réagir et le centre social. 2009/2011 Les travaux débutent en 2009 et le centre social peut emménager dans des vastes locaux afin d’y accueillir son public d’une façon plus convenable et regrouper l’ensemble de ses activités. Le centre social conserve néanmoins ses locaux dans les différents quartiers prioritaires pour maintenir des liens de proximité avec les habitants. Le complexe social (Centre Social, PMI et Mission Local) est alors sur proposition du Maire dénommé le Fil d’Ariane. 2012/2014 Le centre travaille à la réalisation de son nouveau projet social et dépose son projet auprès de la Caisse d’Allocations Familiales ce projet est agréé pour 4 ans (2012 2016) De nouvelles actions sont initiées par les différents secteurs. Synthèse de l’historique de 2014 à 2019 (écrite en juin 2019) : Mme Strzoda part en retraite en juillet 2015. M. Ledran, Directeur, quittera à son tour le CSC en 2017, également en retraite. Une directrice arrive en septembre 2017 et part après 9 mois, remplacée par une directrice de transition chargée d’assurer le recrutement du nouveau directeur.trice, arrivée début 2019 (Frédérique Caillaut). Durant l’année 2018, l’organisation du CSC connait les évolutions suivantes : l’Espace Familles qui recouvrait l’ensemble des activités destinées aux familles et aux adultes, va donner naissance à 2 services distincts à savoir Adultes et Familles/Parentalité ; les secteurs Enfance et Jeunesse, auparavant distincts, deviennent le service Enfance et Jeunesse. Il y a désormais 4 pôles d’activités au CSC : Familles/parentalité ; Enfance et Jeunesse ; Adultes ; Développement des Territoires. Sur son territoire d’intervention, le CSC a un QPV, Les Jonquilles, celui du Chêne-Hêtre étant devenu quartier de veille. Le CSC compte 4 locaux : le siège rue Victor Hugo ; 3 annexes, Merisier, Dahlias, Doller. Au 31/12/2018, 39 salariés représentant 23 ETP.